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Mon deuxième marathon

Après une année complète de course en pause, je me suis inscrit au marathon de Lyon pour conjurer un peu le mauvais sort. Objectif de cette année, faire mieux que pour mon précédent marathon (4 h 14), je m’inscris donc dans le sas des 4 h 00. Gagner 14 minutes, c’est un gros gap. Dans ma tête, je voulais faire juste un peu mieux. Mais je me suis tout de même entrainé en conséquence avec 4 sorties par semaine et un début de l’entrainement en juillet.

J’ai abordé les vacances d’été bien fatigué de mon année de travail, j’ai lancé un gros projet et je n’ai pas pris assez de congés. Je me suis donc accordé 2 semaines de repos sans entrainement et j’ai repris de plus belle en septembre.

Le jour du marathon, j’étais affûté, la météo était correcte, pas de pluie, mais de fortes bourrasques étaient prévues. J’ai appliqué la même méthode que pour le précédent : me coller au meneur de rythme et tenté de suivre. Et bien ça s’est très bien passé, le physique était là pas de soucis et les 25 premiers kilomètres se sont très très bien passés. Malheureusement lors de la remontée du Rhône entre le Parc de la Feyssine et Gerland, le vent violent de face a fait son œuvre et a vraiment fatigué l’organisme. Et je me suis rendu compte que j’avais fait une erreur, je ne me suis pas assez alimenté pendant la course et je puise gravement dans les réserves. Il est trop tard pour corriger malheureusement, arrivé à 35 km, je n’ai plus d’énergie et tout se passe au mental. Je continue de maintenir le rythme, je refuse de lâcher alors qu’il ne reste que si peu de km. Je m’accroche, les pas sont lourds, je me sens vidé.

La ligne d’arrivée franchie en 3 h 58, est une grande victoire. Mais une fois la médaille autours de mon coup, j’ai besoin de m’assoir, de me coucher, je n’en peu plus. La restauration finale ne suffit pas à me remettre debout vraiment. Heureusement mes filles sont là en physique ou en visio et elles m’accompagnent, avec ma femme. Je leur dois d’être resté debout même si sur le moment je ne cmprends pas trop ce qui se passe.

La suite ? Nous rentrons à la maison, je m’évanouis dans le métro quelques instants, rentre enfin, n’arrive pas à manger, je vais me coucher et dors quelques heures. J’avoue que cette arrivée a été un peu gâchée par le mal être que je ressens et ce niveau d’épuisement. Je n’ai pas ressentie l’euphorie de mon précédent marathon.

Le lendemain, quasiment aucunes courbatures, physiquement j’étais prêt. Mais j’ai raté mon alimentation les semaines avant et pendant la course. C’est la leçon que j’en tire. tous les facteurs comptent, vraiment tous.

Je suis un jeune marathonien, j’adore cette distance, j’aime aussi le fait qu’il me reste à quasiment 50 ans tellement de choses à apprendre.